Le guide pour calculer les indemnités de télétravail en 2026

Sommaire

Avec la généralisation du télétravail est naturellement apparue la question des indemnités de télétravail : un sujet de taille puisque son impact est fort sur les relations entre employeur et salarié. En 2025, les règles encadrant ces indemnités et leur montant ont évolué pour s’adapter à des pratiques devenues courantes. L’essor de l’indemnité de travail à distance a ainsi permis de simplifier les démarches administratives… mais les modalités d’application varient encore selon les entreprises et les conventions collectives ! Comprendre le fonctionnement de lindemnité de télétravail, côté employeur comme collaborateur, est essentiel pour garantir une juste compensation des montants engagés par le salarié, mais aussi pour respecter le cadre légal de travail défini par l’Urssaf et les accords collectifs de l’entreprise.

Définition de l’indemnité de télétravail

Par indemnité de télétravail, on désigne une compensation financière que l’employeur verse au salarié pour couvrir les dépenses supplémentaires générées par son travail à distance –généralement exercé depuis son domicile. Ce montant forfaitaire visera à compenser des coûts liés au télétravail, tels que :

  • La consommation d’électricité et de chauffage nécessaire au maintien d’un environnement de travail adapté.
  • L’utilisation de la connexion internet et du téléphone de l’employé pour accomplir son travail.
  • L’usure prématurée du mobilier, des équipements ou du matériel informatique.
  • L’achat de consommables (papier, cartouches d’encre, stylos) indispensables à l’activité.

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En 2026, le télétravail s’étant largement démocratisé, cette indemnité fait partie des sujets incontournables pour les professionnels : le montant de l’allocation assure une équité entre le salarié en travail à distance et celui présent sur site. Concrètement, l’indemnité de télétravail permet de clarifier le partage des coûts, de prévenir les litiges et de garantir une organisation plus juste et transparente. Si son montant est souvent forfaitaire, cette indemnité peut aussi être calculé sur justificatifs, selon les accords conclus dans chaque entreprise. Par ailleurs, le montant de l’indémnité de télétravail n’est pas obligatoirement inclu dans la charte de télétravail de l’entreprise.

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Les avantages de l’indemnité de télétravail

L’indemnité de télétravail est source de multiples avantages, et pas seulement pour le salarié ! Il est cependant vrai que les employés en seront les premiers satisfaits : bien souvent, ils y verront une reconnaissance des frais supplémentaires engagés dans le cadre de leur travail à domicile. L’indemnité de télétravail soulage l’employé d’une charge financière non négligeable et contribue à améliorer le confort du poste de travail à la maison.

Cependant, les bénéfices sont perceptibles aussi côté employeur. Instaurer une indemnité de télétravail renforce en effet la cohésion dans l’entreprise, tout comme la mise en place d’un logiciel de gestion du télétravail. L’employeur qui affiche sa volonté de respecter les droits des télétravailleurs en ressent généralement les bienfaits. Bien sûr, une politique claire sur le calcul de l’indemnité de télétravail sera la bienvenue pour réduire les risques de litiges et simplifier la gestion comptable. Enfin, certaines entreprises vont même au-delà du montant forfaitaire minimal et de cette manière, renforcent leur attractivité et la fidélisation et la gestion de leurs talents !

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Les grands jalons de l’indemnité de télétravail

L’indemnité de télétravail est désormais plus encadrée qu’à ses débuts. La plupart des conventions collectives incluent à cet égard un barème précis. Le montant forfaitaire maximum peut aller de 2,70 à 3,25 euros par jour de télétravail du salarié, avec une limite mensuelle entre 59,40 et 71,50 euros exonérés de cotisations sociales. Les entreprises peuvent par la suite ajuster cette indemnité de télétravail selon leur secteur, le nombre de jours télétravaillés et des accords internes. Le recours à une indemnité de télétravail forfaitaire est ainsi devenu la norme pour simplifier les calculs et assurer une application homogène pour chaque salarié.

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Si l’indemnité de télétravail reposait initialement sur le remboursement des frais réels engagés, souvent complexes à justifier et à vérifier, la tendance est aujourd’hui aux forfaits simplifiés. Pour l’entreprise, la gestion du télétravail est simplifiée, et côté salarié, ce fonctionnement est gage d’équité. Chaque salarié connaît ainsi à l’avance le montant qui lui sera versé selon son rythme de télétravail.

Les préoccupations et questions qui émergent couramment en matière d’indemnité de télétravail peuvent être :

  • Le sujet d’une potentielle inégalité de traitement selon les catégories professionnelles ou les accords d’entreprise.
  • Ce que couvre le montant de l’indemnité : déplacement, repas, hébergement d’un poste de travail dans le cas où le salarié ne peut travailler depuis chez lui
  • La fiscalité : l’indemnité est-elle exonérée d’impôt et de cotisations sociales ?
  • La prise en charge du matériel de travail : se fait-elle via l’indemnité de télétravail ou l’employeur le fournit-il directement ? 
  • Les situations hybrides : le salarié en télétravail ponctuel ou alterné a parfois besoin d’un ajustement précis de son indemnité de télétravail forfaitaire.

Les bases légales pour les indemnités de télétravail en 2026

Le cadre légal du travail à distance

Le Code du travail impose à l’employeur de rembourser les frais professionnels engagés pour le travail à distance. L’indemnité de télétravail n’est donc pas une prime mais un remboursement. Elle est donc exonérée de cotisations sociales et d’impôt, dans la limite fixée par l’Urssaf. Cette règle s’applique quel que soit le mode de versement choisi : remboursement au réel ou forfait télétravail, dès lors qu’il est justifié par le travail exercé à distance par le salarié.

Les modifications mises en place en 2025

Les ajustements récents de l’allocation portent sur :

  • Une harmonisation de la limite d’exonération pour réduire les disparités entre entreprises.
  • Une clarification des obligations de l’employeur en cas de travail à distance imposé au salarié lors de circonstances exceptionnelles.
  • L’intégration de l’indemnité de télétravail dans la plupart des conventions collectives pour encadrer son droit d’attribution et son montant.

Ces évolutions permettent une meilleure transparence dans les relations entre employeur et salarié et une prise en charge plus systématique des frais liés au télétravail. Ce faisant, on s’évite aussi des interprétations divergentes quant au montant.

La classification des salariés éligibles

Sont concernés par l’allocation de travail à distance :

  • Chaque salarié en télétravail régulier ou occasionnel, y compris le salarié en temps partiels.
  • Les alternants et stagiaires en situation de télétravail, selon accord interne ou convention spécifique.
  • Certains freelances, par contrat, peuvent bénéficier d’une indemnité de télétravail ou d’un remboursement partiel de leurs dépenses lorsque l’entreprise impose ou favorise cette organisation.

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Comment calculer les indemnités de télétravail

Les principaux facteurs de calcul des montants

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Le calcul du montant l’indemnité de télétravail repose sur un ensemble de critères que l’employeur et le salarié doivent connaître. On s’assurera ainsi que l’allocation est la plus juste possible. Les principaux éléments sont :

  • Nombre de jours de travail à distance par semaine ou par mois : ceux-ci impactent directement le montant global.
  • Coûts moyens liés au travail du salarié : électricité, chauffage, connexion internet, utilisation du téléphone, consommables et usure des équipements utilisés.
  • Matériel fourni par l’employeur au salarié, pouvant réduire ou augmenter le montant.
  • Barème officiel ou interne applicable, souvent sous forme d’un montant d’allocation forfaitaire recommandé par l’Urssaf ou défini par accord collectif.
  • Nature du poste de travail occupé et des outils indispensables à son exercice, pouvant entraîner des coûts variables.
  • Repas et déplacements : certains accords prévoient une prise en compte des repas lorsque le salarié ne bénéficie pas de tickets restaurant ni d’accès à la restauration collective, ainsi que des frais de déplacement occasionnels vers le siège ou d’autres sites, lorsqu’ils ne sont pas remboursés séparément.

En 2026, l’Urssaf recommande une approche forfaitaire pour faciliter le calcul des montants et éviter tout litige avec ses salariés. Le montant de lindemnité de télétravail s’ajustera aussi selon l’énergie consommée, l’utilisation du domicile du salarié à titre professionnel et la fréquence réelle du travail à distance. En assurant un suivi précis, l’entreprise s’assurera de ne pas dépasser les plafonds d’exonération fixés légalement.

La formule courante pour le calcul de l’allocation de télétravail

Le plus souvent, les professionnels s’appuieront sur le calcul suivant pour calculer les montants de l’allocation de chaque salarié :

Indemnité télétravail = (Montant forfaitaire/jour) x (Nombre de jours télétravaillés dans le mois). Exemple : 2,80 euros x 10 jours = 28 euros pour le mois. 

Avec ce mode de calcul, les deux parties ont une visibilité complète sur l’indemnité forfaitaire et la gestion comptable et sociale du salarié est elle aussi simplifiée.

Quels cas particuliers 

On pourra citer les cas particuliers suivants, assez fréquents chez les professionnels et qui entraînent des calculs de montants spécifiques :

  • Télétravail partiel (1 à 2 jours/semaine) : l’indemnité de télétravail de salarié varie généralement entre 10 et 25 € par mois. Le recours au montant forfaitaire facilite le remboursement sans justificatifs de dépenses.
  • Télétravail à temps plein : plafonné à 71,50 euros par mois exonérés de cotisations sociales, ce montant se base sur le barème recommandé par l’Urssaf. En cas de dépassement (par exemple une consommation énergétique plus élevée), l’employeur peut demander au salarié de fournir des justificatifs de dépenses supplémentaires.
  • Entreprise sans forfait défini : le salarié devra alors fournir factures et relevés prouvant l’augmentation de ses dépenses (électricité, internet, chauffage) pour déclencher le remboursement. Bien que plus précise, cette méthode est souvent plus lourde administrativement.
  • Télétravail occasionnel ou hybride : l’indemnité est ajustée au prorata du nombre réel de jours télétravaillés, parfois arrondie à l’euro supérieur pour éviter des montants trop fragmentés.

On le voit, il est important pour les professionnels d’opter pour une indemnité forfaitaire claire. Bien comprendre le profil de travail de chaque salarié permettra d’anticiper les montants à verser et de garantir l’équité. Des indemnités de télétravail bien gérées, c’est également une meilleure relation employeur-salarié, qui limite les contestations et participe à la valorisation du télétravail dans l’entreprise sur la durée.

Critères d’attribution et versement des indemnités

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Tout salarié n’est pas éligible à une allocation de travail à distance ! Les conditions d’attribution seront :

  • Être placé en télétravail avec accord écrit ou charte interne précisant les modalités de compensation.
  • Fournir un relevé du nombre de jours télétravaillés si l’indemnité de télétravail est variable.
  • Ne pas bénéficier déjà d’un remboursement complet de ses dépenses par l’employeur pour les mêmes frais.

Quant aux procédures de demande, si certaines entreprises s’appuieront sur un outil interne pour réaliser leur déclaration mensuelle, d’autres intègreront directement le montant de l’indemnité dans le salaire selon les jours déclarés, en particulier en cas de montant forfaitaire. Cette méthode simplifie la gestion des ressources humaines et offre plus de lisibilité à chaque salarié sur son allocation.

Les critères d’exclusion

Enfin, notons que certains salariés peuvent se voir refuser leur droit à un montant de télétravail dans des conditions telles que :

  • Télétravail exceptionnel de courte durée sans accord préalable.
  • Salariés dont toutes les dépenses sont déjà prises en charge par l’employeur (matériel, internet, électricité).
  • Statuts comme les VRP avec allocation globale couvrant déjà les dépenses professionnelles.

Si l’indemnité de télétravail est une pratique désormais standardisée, il sera important de définir un cadre clair pour les salariés. Outre la définition d’un montant forfaitaire, les professionnels auront tout intérêt à étudier la configuration de télétravail propre à leur organisation pour satisfaire le plus grand nombre. 

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